Quel est le processus de fabrication du katana japonais ?

Le Katana est un sabre japonais qui existait depuis les années 1600. La fabrication de ce dernier nécessite un temps considérable (plus précisément un peu plus d’un mois).  Étant un sabre traditionnel et sacré, quel est le processus de sa fabrication ? Nous vous invitions à découvrir la réponse à cette interrogation dans la suite de cet article.

Première étape : la forge

Au préalable, il faut noter que n’existerais sans le tamagahane. Il s’agit de minerai de fer qui s’obtient après plusieurs jours de travail acharné. Pendant ce processus, le katana réclame un feu ardent et du sable ferrugineux. À l’instar d’une déesse très exigeante, le forgeron nourrit l’insatiable appétit de sa forge de toute une série de prières. Ceci afin que la déesse puisse lui donner le métal précieux.

Le petit morceau d’acier obtenu sera ensuite frappé, travaillé et plongé dans le feu ardent afin de le débarrasser de toutes les impuretés. Avec des coups de massue réguliers et répétés, l’acier obtiendra toutes ses vertus.

Après ces cycles de martelage, le forgeron se redirige ensuite au feuilletage. Pour y arriver, il faut qu’il plie le lingot lui-même 10, 15, ou peut-être 20 fois. Avec cette manipulation, ce dernier obtiendra de très fines couches qui pourront facilement être soudées entre elles.

Deuxième étape : la trempe

La deuxième étape de la fabrication du katana s’avère être cruciale. Car c’est durant ce processus que le sabre japonais acquiert sa souplesse et sa solidité. Bien avant de plonger l’acier dans l’eau, le maître forgeron procède à l’application d’une barbotine. Il s’agit précisément d’une pratique dont la transmission de la recette se fait du maître au disciple et ceci, uniquement de bouche à l’oreille. La pâte enduite assure la régularisation de la température et achève le durcissement de la lame. Comme tous les artistes, le forgeron responsable de la fabrication peut bel et bien graver ou signer.

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